Coup de gueule
Et l'Europe, alors ?
Les Français rejettent donc ce mariage avec l'Europe. Cette Europe, nous disent au moins une partie des votants (la moitié doit nous dire l'Europe, avec un "l", mais passons). Cette Europe qui serait ultralibérale me dit l'Humanité. Cette Europe pas assez démocratique. Cette Europe qui s'est élargie trop vite. Cette Europe qui veut intégrer la Turquie. Cette Europe qui n'arrive pas à régler nos problèmes, aussi, du chômage de masse et de la stagnation économique. Cette Europe qui est trop compliquée, cette Europe qui ne respecte pas certains droits essentiels... Cette Europe, parée de maux.
Mais quelle Europe souhaitent- donc les Français ?
Une Europe où l'on généraliserait les "services publics à la française" ? Une Europe plus sociale (qu'est-ce que ça veut dire ?), qui harmoniserait ses sytèmes sociaux sur celui de la France ? Une Europe qui déciderait d'être laïque au même sens que la France ? Une Europe qui permettrait aux français de profiter du jeu économique mondial, mais qui lui permettrait de s'en soustraire également sur son sol, pour ne pas avoir à gérer les difficultés du changement ? Une Europe qui permettrait d'avoir à la France d'avoir plus de puissance dans le Monde, sans qu'aucune concession ne soit faite ?
Une Europe française, en somme ?
Pour ça, il faut effectivement changer radicalement de méthode. Pour construire l'Europe française, il faut choisir la méthode de la guerre, pas celle de la paix. Car on n'imposera pas, par la paix, le compromis et la négociation, aux britanniques d'adopter notre taxation, aux polonais notre laïcité, aux allemands notre modèle de dialogue social, aux néerlandais notre système démocratique, et aux suédois notre légendaire et envié modèle social européen français.
Evidemment, je vous entends, amis partisans du non de gauche. Ce n'est pas ça. Ce que nous voulons, c'est convaincre, construire en batissant vers le haut, unifier progressivement, aller de l'avant en évitant les dérives, construire une Europe politique, qui ait un projet social, de cohésion, de réduction des inégalités...
Je vous réponds donc que ce projet, pour le construire, il fallait voter oui. Ce qui n'était pas l'étape ultime, finale, le point d'orgue, mais bien un pas décisif en avant. Un pas qui allait permettre de bâtir un véritable espace politisé au niveau européen. Un pas qui allait effectivement nous obliger à challenger notre modèle économique et social à cause de l'intégration européenne. Et non, pas forcément pour le pire. Et non, pas de manière irréversible et définitive dans une voie unique.
Qui ne veut que la "sauvegarde" (de ses services publics, de ses taxes, de ses modes d'action...) ne sauvegarde rien. Qui ne parle que des dangers, sans les affronter, sans voir aussi les avantages, ne fait que s'endormir. Aujourd'hui, nos partenaires, à l'exception de vos ennemis (les libéraux, les nationalistes, Jörg Haider...) nous regardent avec compassion et lassitude comme les enfants gatés, contradictoires, qui veulent le beurre et l'argent du beurre, et ne veulent même pas abdiquer sur le sourire de la cremière pour l'obtenir, ni même faire un sourire pour demander.
Et le pire, c'est que vous le savez bien, au fond. Mais la tentation a été trop grande. Pour moi aussi, je l'avoue, la tentation était grande. La France vit une grave crise. Sa société est bloquée, son économie stagnante, la démocratie est en combustion lente. Je me suis posé la question du sursaut. Je suis français, moi aussi, après tout.
Mais, j'en suis sur, l'Europe, cette Europe là que nous avions l'occasion de faire passer, elle était une chance, une étape pour avancer. Vous préférez le gros coup de gueule à l'adaptation lente, réfléchie, négociée. Je ne crois pas à cette méthode. Une fois que vous aurez poussé votre coup de gueule, appelé à des remèdes drastiques, vous retournerez chez vous gémir contre l'Europe, la mondialisation, la vie qui est bien dure, et refuserez que l'on discute même sur le principe toute évolution de notre légendaire et envié modèle national, que le monde entier nous envie.
Evidemment, vous n'êtes pas seuls responsables. Evidemment, cette Europe, on vous l'a mal vendue, on vous l'a survendue, ou bien on l'a chargée de tous les maux, on vous a fait croire des choses, on a évité sogneusement de vous dire qu'il allait falloir bouger un peu, si l'on voulait effectivement batir ensemble quelque chose. On vous a dit avec suffisance que l'Europe, ça serait la France en plus grand, alors qu'en fait, l'Europe, la majorité de nos élus s'en contrebalance comme de l'an 40. On vous agité Anna la slovaque, Petr le plombier polonais, Attila le Hun, Recep le Turc. Vous n'avez même pas tiqué. C'est si vrai ces salauds de pauvres qui nous remettent en cause en se massant à nos frontières. Et encore, heureusement qu'on ne vous a pas trop parlé de la manière dont on laisse mourir Oumar le soudanais, vous auriez jugé celà déplacé.
Mais hier, la France, c'était toi, électeur, qui a préféré le coup de gueule, la chaise vide, le refus, au compromis qui aurait pu, en partie, t'aider à t'éviter de te noyer dans le grand fracas du monde.
Alors merci. Et maintenant, savoure ta victoire. Exulte. Prends la dose d'adrénaline du plaisir de donner une bonne leçon à tous ces politiques qui nous gouvernent si mal et à cette mondialisation qui te fait peur. Profites-en, ça ne va pas durer.
[Désolé, il fallait que ça sorte, billet plus constructif demain]

+1 :/
Rédigé par: Batmat | 30 mai 2005 at 20:16
Cela n'a pas tardé: les chinois suppriment leurs taxes à l'exportation sur le textile.
Rédigé par: Benoît L. | 30 mai 2005 at 20:22
2+5+5 ans de Sarko, puis fondation d'un "Nouveau PS" similaire au "New Labour". Au moins, on aura appris à voir la différence entre un programme de droite et un programme de gauche.
Rédigé par: Bladsurb | 30 mai 2005 at 20:22
Pauvre Versac, on l'avait pourtant prévenu que ça ferait mal.
Rédigé par: Foireux | 30 mai 2005 at 20:23
cassée, brisée, ratée, loupée l'Europe ?
voilà ce qu'on a fait ?
Je ne sais pas. Toi tu sais mieux. J'ai voté en conviction. Je suis peut-être dans l'erreur. On verra bien ce que ces grands nigauds de français, qui sont décidemment largement plus cons que la moyenne européenne, auront vraiment engendré en refusant le TCE.
Je n'ai pas honte de vous dire, et je sais que ça ne va pas vous plaire, que c'est un beau bordel partout et que c'est ça qui me met en joie, plus que la majorité "non" en elle-même, même si le bordel en découle directement. Je suis content, effectivement, de voir tous ces nazes hausser les sourcils de désarroi, se mordre les pattes et grogner comme des chiens, tenter tout à la fois de ménager leur réactions qui ont dû sûrement être beaucoup plus violentes et radicales en privé qu'en direct, mais après tout ça c'est normal.
Je suis clairement un abruti qui a voté "non" et maintenant se délecte et rigole bien de voir le bordel que ça fout.
La voilà la vraie ligne de démarcation entre nous, si tant est que tu n'en avais pas remarqué d'autres (mais je crois bien que si...) : je n'ai aucune conscience de la marche du monde et des enjeux européens, je n'ai aucune conscience d'offrir une voie royale à sarko et à lepen, je n'ai presque aucune conscience du tout.
C'est vrai, c'est mieux de laisser des gens responsables et suffisemment bien formés réfléchir pour nous, comme ça toujours été le cas depuis le début. C'est comme ça que doit se construire l'Europe : comme ça c'est toujours fait, loin des gens.
Je m'attends à entendre partout et sur tous les tons parler du "non" xénophobe français, ça a d'ailleurs bien commencé ici même. La ligne prise l'est de manière quasi unanime : "vous allez en chier des briques, et là on saura vous rappellez qu'on vous avait prévenu. Irresponsables, en proie aux illusions gauchistes, aux idéologies dépassées, au "non" bras d'honneur d'une vulgarité toute franchouillarde..."
J'ai toujours rejoint ceux qui parmi vous dénonçaient de manière juste les dérives de ceux qui faisaient campagne pour le "non" de manière mensongère. Parceque il y en avait. Tout le monde ici a reconnu qu'il y avait des raisons entendables pour voter "oui" et pour voter "non". Chacun mettait juste un poids et un investissement différent dans chaque argument.
Vivement la digestion de tout ça dans les esprits, je trouve les fils de Publius depuis hier d'une méchanceté et d'une aigreur pas cool.
Enfin, rien de nouveau sous le soleil dans ton texte, versac, pour qui t'as déjà lu, mais c'est toujours tout à fait entendable.
Quand je disais au départ que je ne savais pas, bah vraiment je ne sais pas et réfléchir et se torturer les méninges pour savoir ce qui va se passer, en pérpétuel commentateur hors-du-monde, me fatigue tellement rien qu'en y pensant que je n'ai même pas essayé.
C'est ce que je reproche à Publius : une tendance à être perfusé du rythme et de la matière des dépêches et autres abondantes productions médiatiques.
Bonne soirée quand même.
Rédigé par: bouqui (;o)) | 30 mai 2005 at 20:42
Je partage ton émotion, cher ami.
"", t'aider à t'éviter de te noyer dans le grand fracas du monde.""
Effet de projection, c'est toi qui te noie pour l'instant dans le sens du monde. L'Histoire en marche se fait avec quelques secousses, le chaos est parfois redempteur, plus souvent cathartique
Il y a eu certes des votes populistes mais aussi des classes populaires. Question populisme, il existe un populisme des élites et ce concept, bien développé, peut constituer une arme pour artificier de la politique.
Si l'économie stagne, la faute en incombe pour une part à la politique de Bruxelles. L'Italie et l'Allemagne sont en récession. Tu voudrais que les gens approuvent un système qui ne sait pas contrecarrer la crise et persiste dans la même direction ?
Salutations
Rédigé par: Fulcanelli | 30 mai 2005 at 20:44
clap clap.
je pleure toujours.
Contestation amère. Je vais chercher ma fiffile à l'école (c'est pas moi d'hab). Les affiches sont toujours là. Certains Oui endommagés. les de villiers (non à l'Europe Turque) et le Borgne j'ai du me les faire. Où que je vis, moi ?
Rédigé par: Eviv Bulgroz | 30 mai 2005 at 20:45
Pour la deuxième fois en trois ans, le chef d'un parti d'extrème droite peut lever les bras au ciel en signe de victoire.
Tous uni derrière des partis qui n'ont aucune vocation démocratique.
Charmant pays.
--
amertume.
Rédigé par: MC2 | 30 mai 2005 at 20:55
On aurait pu penser que ce resultat vous aurait incité a plus de respect pour les gens mais c pas le cas.....
Toujours se moquer des nonistes, ca fait pas de mal!
Mais a l'avenir, pour la prochaine election ou vous vous engagerez, rappeller vous vos erreurs!
Qui veut forcer les citoyens se prend un bon retour de baton!
Rédigé par: nemr | 30 mai 2005 at 20:57
Ceux qui vont se prendre le coup de bâton, ce sont les petits, ceux qui avaient tout à gagner dans le TCE.
Maintenant, place au vrai libéralisme en France et en Europe.
On a les dirigeants et les politiques qu'on mérite.
Mais pourquoi je m'énerve ? je devrais m'en foutre : je suis blindé de diplômes, blindé de fric, blindé de mon statut social, je suis l'élite, je suis la france d'en haut, je suis l'arrogance. N'importe quoi !
Le respect, ça marche dans les deux sens !
Rédigé par: Praxis | 30 mai 2005 at 21:07
Je ne force personne.
Je n'ai jamais soutenu le moindre parti qui appliquait la politique du pistolet sur la tempe, moi.
Vous ne m'empécherz pas de dire que c 'est de la merde, que j'ai honte et que je chiale.
Rédigé par: Eviv Bulgroz | 30 mai 2005 at 21:08
@ Bouqui : j'ai du mal à comprendre qu'on puisse voter pour avoir le bordel. Pour avoir vécu dans un pays, l'Union Soviétique, où le gouvernement savait trouver sérieux et rigueur uniquement lorsqu'il s'agissait d'opprimer ses citoyens, j'ai du mal à comprendre qu'on ne prenne pas la politique au sérieux. Dehors les bouffons. Même Fulcanelli est plus constructif.
Rédigé par: Paxatagore | 30 mai 2005 at 21:09
"Même Fulcanelli est plus constructif."
Le Même est de trop. D'ailleurs, je réfléchis à un plan F.
F pour Fulke Skywalker mais pas Fabius.
Rédigé par: Fulcanelli | 30 mai 2005 at 21:17
Versac, bien que je sois intimement convaincu qu'il soit vain de parler sérieusement d'europe en france ou en français entre le 29 mai 2005 et ... disons ... le 15 juin 2005 au bas mot, je vais essayer de fournir une réponse de fond à ce que je perçois dans ce que vous avez écrit.
Et puisque l'heure n'est plus au ferraillage, je vais me risquer dans les arguments simples et forts, prenant le risque d'être facile à contredire.
L'Union Européenne est selon moi l'incarnation d'une méthode de construction de l'europe soucieuse, avant tout, de préserver l'intérêt de chaque état de l'Union. Je prétends par ailleurs que le plus petit commun dénominateur de l'intérêt des états s'oppose à l'intérêt des citoyens européens.
Choisir et persister dans cette méthode a une conséquence inévitable : elle retarde pour chacun l'instant où il faut choisir entre l'union des destins ou la concurrence entre les états... et donc, entre les citoyens des différents états de l'union. Le choix de cette méthode favorise également tous les nationalismes, et fournit à chaque état d'excellentes excuses pour s'opposer avec de grands principes ou de faux prétextes (l'imbécilité du peuple, par exemple) à toute tentative de promotion de quelque idéal que ce soit par la raison.
Bien plus que la mondialisation, je crains ce que cette méthode de construction de l'europe nous impose comme remèdes à la mondialisation. Je ne vois en effet pas ce qui pourrait sortir de constructif de négociations menées entre officines des affaires étrangères des états membres qui, et c'est bien normal, gèrent avant tout l'intérêt de leurs états respectifs.
Je crois également que cette méthode affaiblit l'Union Européenne face à la motivation simple, unique, et donc forte que fédère l'ensemble des acteurs sociaux à vocation statutairement lucrative.
En conséquence, j'estime que tant que l'Union Européenne persistera à n'être que la reproduction malhabile de l'europe diplomatique de la fin du XIXème siècle, rien de bon pour le citoyen ne saurait en sortir.
Enfin, j'avais évoqué un plan B. Rien d'original, puisqu'il avait déjà été proposé. Si deux ou trois états membres refusent le traité, il sera certainement évoqué dès novembre 2006 : ratification du texte, aménagé ou non, par référendum européen.
Car, en effet, je crois que la voix de la France seule ne doit effectivement pas compter pour la construction de l'europe. Mais que si, effectivement, la construction de l'europe s'avère exiger que nous (français) sacrifions à contre-coeur quelque chose de notre culture ou de notre histoire, cela doit être uniquement au profit de la demande exprimée de la majorité des citoyens de l'Union Européenne, mais en aucun cas de quelque formule byzantine de calcul sur le poids des états.
Je ne veux pas dire par là que je rejette la démocratie représentative en tant que telle. Mais je veux ici bel et bien dire que je demande quelque chose d'un peu plus représentatif de la volonté des citoyens de l'U.E. que la Commission Européenne pour me dire que je dois choisir entre partir ou renoncer à quelque chose qui a été chèrement acquis par les générations précédentes, même si, parfois, je ne suis pas certain de comprendre pourquoi ceux-ci ont tant lutté pour l'avoir.
Rédigé par: Gus | 30 mai 2005 at 21:22
@Versac
Ce que je n'arrive pas à comprendre c'est que l'on reporte sur le vote non la responsabilité d'un échec qui est d'abord de celui ou de ceux qui aurait du assumer et passer par le parlement s'il ou ils estimaient qu'il était indispensable qu'il y ait un oui.
On transforme le problème en stigmatisan des personnes qui ont simplement mis un bulletin de vote en fonction de leurs connaissances face à ce choix. Les "élus" du non ne représentent qu'eux mêmes et quelques suiveurs ils sont opportunistes ou psychorigides et vous en faites des leaders.
L'échec est d'abord celui de ceux qui ont l"la connaissance" qu'elle que soit la part de leur mérite dans cet acquisition. Les journalistes, éditorialistes, hommes politiques, aux "manettes" ont vites fait de se dédouaner de leurs responsabilités. Si vous devez vous en prendre à quelqu'un c'est à eux et eux seuls, et c'est à vous (ce vous est général et ne vous vise pas personnellement) de faire comprendre à nombres de ces "leaders" qu'il est temps de laisser leur place.
Rédigé par: Quoique | 30 mai 2005 at 21:28
Ah, c'est avec regret que je vais quitter la table, que j'aimais bien pourtant. Mais on me demande de sortir s'il vous plaît, et qui plus est par la voix d'un membre fondateur. Je ne peux qu'obtempérer, je respecte infiniment le mépris qu'on me porte. C'est que ça ne vient pas de n'importe qui.
Car c'est bien noté, monsieur Pas d'ça, le "dehors les bouffons".
C'est moi le bouffon. Dreling, dreling. aaaapffflflfllglglglglgl !!!
Noté aussi le sous-entendu :
"sale-communiste-je-sais-moi-j'ai-vécu-en-URSS"
j'ai enfin compris que je suis possédé malgré moi par le virus du collectivisme et du totalitarisme (mais c'est quoi déjà, ce mot ?) synonyme de mort certaines par millions tout autant que Sarkozy à l'élysée et la scission du PS et merde on rigole pas avec la politique juste par ma faute et ceux qui me ressemblent peu ou prou. Heureusement que t'es là toi, sinon, quelle direction prendrions-nous ! La politique serait d'une guignoladerie insupportable !
Noté le "la politique c'est une affaire de gens sérieux". Mais j'ai toujours été sérieux moi pourtant, je comprends pas !?!
Ravi de vous avoir rencontré, gens de partout, bruno, pikipoki, fulcanelli, fox, versac, emmanuel, média, rilax, monsieur d'en haut, j'en oublie
je lâche une larme, je m'en vais.
Au-revoir.
((++plan fixe : je me lève de mon bureau et je sors par la porte de derrière++))
Ravi de faire ainsi des heureux.
Rédigé par: bouqui (;o)) | 30 mai 2005 at 21:33
@quoique
Euh le cercle des amis est en train de rétrécir sévére (hummmmmmmm, j'aime trop ça)
C'est quoi cette idée "farfelue" qu'il ne faut pas s'engueler avec les gens quand ils font n'importe quoi, de ton point de vue ?
Je stigmatise, ça chie partout sur la moquette et alors ?
Liberté d'expression, mon gars.
Rédigé par: Eviv Bulgroz | 30 mai 2005 at 21:34
""L'échec est d'abord celui de ceux qui ont l"la connaissance" qu'elle que soit la part de leur mérite dans cet acquisition. Les journalistes, éditorialistes, hommes politiques,""
La connaissance de quoi ? Moi j'ai plus de connaissances intellectuelles que ces gens et j'ai fait campagne, avec mon site, pour le NON, parce que j'ai aussi une autre connaissance, celle des Rmistes, triballés de stages en stage, et ces gens dévoués obligés de travailler en CES, pour un salaire de misère
L'échec est celui des sociétés, les responsables, ce sont les dirigeants. Point !
Rédigé par: Fulcanelli | 30 mai 2005 at 21:39
@ Gus :
Il me semble que le TCE luttait contre cette tendance. Encore une fois, nous avons certainement fait le procès de la mauvaise Europe en votant non : pas celle du TCE, celle de Rome à Nice.
@ Quoique :
Ce qui sidère tout les oui-istes, c'est les arguments du non qui ont fonctionné, les plus manipulatoires, les plus bas, les plus faux. Ce qui fait mal, c'est encore une fois le relent de xénophobie, de populisme, de réaction qui irrigue l'ensemble. C'est un sentiment diffus, un point de vue général, inutile de le prendre pour soi ou de faire des généralités (je le dis pour ceux qui vont peut-être commenter, pas spécialement pour vous).
@ Bougui :
Pffff, qu'est-ce que t'es pénible. Reste-là si tu veux mais arrête tes procédés, ta rhétorique, ton emportement, tes moqueries.
Rédigé par: Praxis | 30 mai 2005 at 21:44
@ eviv :
"Euh le cercle des amis est en train de rétrécir sévére (hummmmmmmm, j'aime trop ça)"
VGE on l'a jamais revu ? hé hé (j'aime trop ça, moi aussi)
"C'est quoi cette idée "farfelue" qu'il ne faut pas s'engueuler avec les gens quand ils font n'importe quoi, de ton point de vue ?"
T'es bien beau, toi, à pouvoir dire que les gens font n'importe quoi. Moi je dis que t'es qu'un naze et que tu fais n'importe quoi. Lui il dit que c'est l'autre qu'est trop con et qu'il dit n'importe quoi. Moi je n'ai pas l'impression de faire n'importe quoi sur ce site, j'aime beaucoup de que j'y fais :O)))))))
tout comme je suis vraiment content d'avoir rencontré des gens de ta qualité et de ton ouverture d'esprit.
"Liberté d'expression, mon gars."
C'est marrant, c'est ce que j'allais dire...
Bonne soirée à tous, les gars les filles, à demain sur cet outil formidable qu'est internet pour construire l'europe de demain
(hé hé)
Rédigé par: bouqui (;o)) | 30 mai 2005 at 21:45
@Eviv
Bonjour cher Z
J'ai partagé avec vous quelques discussions et j'espère que vous ne prendrez pas (surtout pas) ma remarque comme une agression (c'est bien loin d'être le cas mais il devient difficile de ne pas préciser il me semble :o) )
Un petit mot donc sur votre remarque à Quoique
"Liberté d'expression, mon gars."
Je trouve important de distinguer liberté et licence. Et puisque le sujet m'intéresse, je vais vous embêter avec une petite analyse personnelle du sujet ! ;o)
La liberté ne s'exerce que dans le cadre de règles. La licence a court lorsqu'aucune règle n'est établie, et que c'est la jungle. Dans la jungle je peut crier, glapir, déféquer (;o) ) là où il me plaît, taper sur qui je veux, etc. Quand il y a des règles, et de surcroit des règles sociales et morales, le respect, la tolérance, l'écoute, l'ouverture, alors c'est en fait en me pliant à ces règles que je me rends libre. Car si je ne m'y plie pas mon comportement rejoins celui d'animaux qui n'exerce guère d'autre liberté que celle que leur laisse leurs instincts, c'est-à-dire aucune, puisqu'ils sont en réalité essentiellement déterminés par eux. Sortir de cet état instinctif est le propre de l'homme, et c'est donc en établissant pour lui des règles sociales et morales qu'il rend possible sa liberté. Car il s'extrait ainsi de la prison de ses instincts, et il commence à choisir par volonté.
Toute ressemblance avec les Fondements de la métaphysique des moeurs est fortuite ;o)
Rédigé par: pikipoki | 30 mai 2005 at 21:46
@Fulcanelli
Je me demande aussi, la connaissance de quoi ? Mais puisqu'il le dise... Je ne veux pas les dévaloriser, je suis un "professionnel" qui passe son temps à s'occuper de personnes qui n'ont perdu toute confiance aussi minime soit elle en leurs capacités c'est pourquoi je ne peux que compatir et ne pas en rajouter face à leur désarois, ils risquent de 'piquer" les places en hopital psy!
Je m'inquiète du ravage psychologique que peut faire "L'échec est celui des sociétés, les responsables, ce sont les dirigeants. Point !"
@Eviv
Une question "n'importe quoi" = une réponse "n'importe quoi"
et "n'importe quoi" + "n'importe quoi" = "n'importe quoi"
Ok, ou té louf ma poule
Rédigé par: Quoique | 30 mai 2005 at 21:55
Praxis: (le pas vers...) Il m'a vraiment semblé que le pas en avant était infinitésimal (voir mes vieux commentaires à l'opposé de l'analyse courante sur la majorité qualifiée assortis d'extraits de documents officiel des séances de travail du Conseil). Suffisamment infinitésimal vu les conditions de révisabilité du texte pour, en fait, geler l'évolution en dessous du minimum souhaitable pour les quinze ans à venir. Le fait que le référendum d'initiative populaire ne permette pas de faire évoluer cela m'a aussi semblé rédhibitoire.
La balle me semble aujourd'hui dans le camp du Parlement Européen, aux pouvoirs certes extraordinairement limités, mais en tout cas bien moins limités que ceux des citoyens de l'U.E. . Les amateurs de la théorie des rapports de force vont pouvoir éprouver la valeur de leurs théories, sous l'oeil des opinions publiques des pays d'Europe du Nord, traditionnellement bien plus vigilantes que la nôtre sur l'activité de leurs représentants.
Rédigé par: Gus | 30 mai 2005 at 22:01
@Pilipoki
J'ai très bien pris ta réponse plus haut 'y a t-il un haut et un bas sur un blogue ?)
mais il me semble qu'il faudra trouver un autre moment pour que j'essaie d'être plus clair :o))
Merci en tout cas pour ta réponse.
Rédigé par: Quoique | 30 mai 2005 at 22:03
@pikipoki
Justement. Je trouve insane le vote non de gauche. Pour d'assez strictes raisons morales dont Praxis donne les contours.
Après bien. On me fera toute rhétorique un peu intello. Je suis dans une stratégie de claquage de tronche (pas ici spécialement, plus dans la "vraie" vie). L'abjection totale est presque atteinte, de mon mon point de vue. On ne me calmera pas facilement. pas avec des arguments aussi simples.
@quoique
là j'ai rien compris, verrais ça plus tard. C'est vrai que je suis moins dans le dialogue ces temps çi :-). J'ai trop écouté la campagne, ça m'a salie. Un peu d'autotisme salutaire s'impose.
Rédigé par: Eviv Bulgroz | 30 mai 2005 at 22:08