Fin du "grand centre" ?
Il est pour le moment encore un peu tôt pour analyser les conséquences du vote des Français sur le fonctionnement de l'Union européenne, mais je pense qu'on peut déjà tirer quelques enseignements en ce qui concerne la politique intérieure.
Henri Emmanuelli et Nicolas Sarkozy font la même analyse des résultats de ce vote : l'un appelle la gauche à être plus à gauche, l'autre la droite à être plus à droite. Ils remettent tous les deux en cause ce que j'appelle le "grand centre" (d'autres stigmatisaient il y a quelques années la "pensée unique") qui dominait la vie politique française depuis au moins 1983 et la conversion des socialistes au libéralisme économique.
Il y a quelques jours Alexandre Adler, dans Le Figaro, parlait de la fin de l'époque Delors. Une fois n'est pas coutûme, je pense que son analyse était assez juste. Selon lui, Jacques Delors a été la figure politique française la plus déterminante de ces trente-cinq dernières années. Depuis la Nouvelle Société de Chaban, dont il était un des conseillers, jusqu'à l'élaboration de cette constitution européenne, en passant par les Assises du socialisme de 1974 qui ont vu la deuxième gauche rejoindre le PS mitterrandien, le tournant de 1983 évoqué plus haut, et bien sûr ses dix ans passés à la tête de la Commission européenne, les positions très centristes (à mi-chemin de la social-démocratie et de la démocratie chrétienne) de Jacques Delors ont imprimé leurs marques à la politique française aussi bien à gauche qu'à droite. Les grandes orientations de politique économique et l'engagement européen de la France n'ont jamais été contestées (si ce n'est à la marge) par les partis de gouvernement, quelque soit la majorité au pouvoir. Cela ne signifie pas que la droite et la gauche aient mené la même politique, loin de là, mais il y avait une sorte de consensus d'une bonne partie de la population sur la justesse de la voie choisie, assez médiane politiquement, de plus en plus éloignée des grandes idéologies. C'est ce consensus qui vole aujourd'hui en éclat.
Je ne sais pas si c'est ce que les électeurs ont voulu signifier (la coupure entre milieux populaires et milieux favorisés est quand même assez parlante), mais c'est en tout cas la leçon que semblent en tirer les principaux leaders politiques qui préparent l'après-Chirac. Nicolas Sarkozy souhaite clairement incarner une droite fière de son conservatisme politique et de son libéralisme économique, qui veut réformer le système social français. Les tenants du non de gauche (du PS à la LCR en passant par le PCF) semblent d'accord sur la nécessité de constuire une alternative (et pas uniquement une alternance) au libéralisme, pour sortir du "piège centriste" qui les pousse à perdre les élections (c'est leur analyse du 21 avril, il me semble).
Si l'évolution à droite semble assez claire (Sarkozy enterre définitivement le chiraquisme, perçu comme de centre-gauche chez beaucoup de nos voisins), à gauche il est un peu plus difficile de déterminer quelles formes exactes vont prendre les nouvelles orientations que l'on préssent pourtant déjà. Le scénario traditionnel (discours dur dans l'opposition, pragmatisme au pouvoir) reste à mon sens le plus probable. Cependant, l'affirmation d'un vaste mouvement assez uni sur le fond qui va de la LCR à une majorité du PS, en passant par les communistes, une majorité de Verts, et les derniers chevènementistes, peut remettre en cause l'organisation même de la gauche française. L'évènement le plus emblématique de la campagne aura été pour moi le succès des thèses défendues par Attac. Ils ont réussi à transformer en partie ce scrutin en un vote pour ou contre le libéralisme (sans qu'on sache d'ailleurs très bien ce que ce terme recouvre exactement). Et une bonne partie des "ouistes" c'est laissée piéger en reprenant à son compte ce thème, qui ne me semblait pourtant pas au coeur du sujet personnellement. En tout cas, l'effervescence née à gauche autour du rejet du libéralisme promet des semaines et des mois à venir assez mouvementés de ce côté là de l'échiquier politique.
Cette explosion du grand centre peut-elle avoir des conséquences sur les extrêmes ? Le retour du clivage gauche-droite pourrait bien signifier leur déclin progressif, même si je reste prudent là-dessus. Il se pourrait bien que Le Pen et Besancenot aient remporté une victoire à la Pyrrhus. A propos de Besancenot, il sera d'ailleurs intéressant de suivre la stratégie de la LCR dans les mois à venir. L'alliance avec LO semble déjà loin, et un rapprochement avec les partis de gouvernement (PCF, Verts, PS) envisagé. Résistera-t-il au temps ?
Dernier élément. L'explosion du grand centre ouvre-t-elle un boulevard à François Bayrou ? Il aimerait bien se présenter comme étant à la fois l'anti-Sarkozy à droite et le centriste ouvert aux socialistes du "oui" à gauche. Les évènements n'ont jamais semblé autant confirmer la justesse de son analyse qu'aujourd'hui. Pourtant la terrible force d'inertie des structures partisanes sera un obstacle difficile à surmonter. Un indice sera donné avec la participation, ou non, de ministres UDF au prochain gouvernement. Il serait logique qu'il la refuse, mais l'appétit du pouvoir est telle chez ses camarades centristes, qu'il aura du mal à les retenir une nouvelle fois.

Les politiques centristes des 30 dernieres annees qui nous ont donne les 30 minables et une france d'assistanat, sous anti depresseurs et assedic touchent a leur fin.
cela va enfin bouger et c'est une bonne nouvelle.
Sarko president, le plein emploi est une oeuvre sociale et tous les moyens sont bon pour y arriver : prenons exemple sur l'autralie qui avait 12% de chomage en 93 et se bat maintenant avec le manque cruel de main d'oeuvre.
Rédigé par: fredouil | le 30 mai 2005 à 04:00
Bravo Damien pour cette première analyse à froid, qui vaut largement les cris de triomphe si contradictoires de ce matin.
Rédigé par: Eolas | le 30 mai 2005 à 07:30
Personnellement j'aimerais bien voir une telle redistribution des rôles: une gauche de gauche, une droite de droite.
De plus si Sarkozy représentait cette droite-là, la gauche aurait toute ses chances en 2007. Sakorzy est quand même le type qui a perdu toutes ses élections d'échelle nationnale (Présidentielles de 1995, Européennes de 1999, Européennes de 2004), et au delà de Neuilly, sa popularité est surtout grande chez les journalistes.
Cela dit, je ne trouve personne pour incarner cette gauche de gauche, à part Montebourg, mais qui actuellement ne se montre plus guère.
Rédigé par: Media | le 30 mai 2005 à 08:03
Une partie du NON qui a été complétement oublié mais qui dans certains départements a eu un gros impact avec le seul réél argument objectif contre l'Europe c'est le NON de Jean saint josse : 60 jours de chasse en moins, c'est stupide comme argument mais cela a bien marché
Rédigé par: line oleum | le 30 mai 2005 à 08:52
Ce serait le retour du projet politique, et non plus seulement de l'élaboration de consensus de gestion [qui n'est pas condamnable en soi, mais qui a conduit à un désastreux décalage entre le discours et les politiques menées, et à un décrédibilisation dramatique des politiques]? Si oui, ce n'est pas une mauvaise nouvelle.
Une clarification des "lignes" des partis de gouvernement serait un début de sortie de crise - même si dans un premier temps, je crains que celà ne profite guère qu'à Sarkozy.
Tenter à tout prix de maintenir l'unité du PS dans l'illusion que celà favoriserait une victoire en 2007 (cf. post de Paxatagore), me paraît pour celà la pire des solutions, la plus "tactique" - et donc la plus suceptible d'entraîner un rejet de l'électorat.
Il faudrait aussi que la gauche de gouvernement entende son électorat, et réponde, explique, débatte - ce qui ne signifie pas faire de la surenchère avec la gauche de la gauche. Qu'on arrête avec le "il faut faire de la pédagogie" où l'on place l'électeur en position d'élève face à un politique-maître d'école...
Les temps à venir vont être rudes -et les lieux de réflexion pour les citoyens en seront d'autant plus précieux...
Comme Publius, par exemple (on peut vous offrir la bière, chez Léon?)
PS On entend beaucoup, dans les discours des politiques, l'idée que c'est bien une crise, et pas un moment d'égarement de l'électorat. J'ai beaucoup moins l'impression qu'en 2002 que nos dirigeants veulent "élire un autre peuple".
Rédigé par: Passante récurrente | le 30 mai 2005 à 09:21
L'analyse d'Adler était stimulante comme toujours. Mais, si c'est la fin du "grand centre" d'ailleurs toujours resté dans les potentialités inabouties depuis au moins 22 ans, alors c'est la fin de Bayrou qui eût pu être un des leader de ce grand courant, comme il eût du être le grand ténor du OUI dans cette campagne.
Or il fut remarquablement terne et pour ainsi dire inexistant, obsédé qu'il a été depuis deux ans par son combat anti-Chirac... dans la perspective 2007.
Il est un des grands battus du 29 avril et, à mon avis, rentre définitivement dans le rang des politiciens de second rang.
Sa très difficile campagne de 2002, était déjà un symptôme de son incapacité à se hisser au premier plan. rangeons-le avec Hollande...
Rédigé par: Germain | le 30 mai 2005 à 09:33
De l'attirance vers le centre ; ou du manque de courage politique ?
Il serait nécessaire que le courage politique revienne sur la scène gouvernementale. A force de ménager la chèvre et le chou, il apparaît que le triumvirat centriste existe par ce manque d'application de la politique que nos représentants incarnent. Ce rapprochement des divers politiques pose, depuis 25 ans, le problème du choix d'une alternative ; ce qui engendre la problématique de la représentation du peuple français qui ne s'y retrouve plus vraiment.
A priori, le libéralisme au sens large est incontournable ; se pose donc la question du rôle de l'Etat dans cette tendance mondiale ; entre la position du "laisser faire" et celle de "l'interventionnisme systématique", il doit exister des alternatives acceptables sans renier le fond : la Droite doit donner la primauté à l'économique, la gauche doit donner comme priorité le social.
A priori, la clef est tenu par le centre ; mais existe-t-il un véritable centrisme politique ? Il y a un centrisme de droite et un centrisme de gauche ; peut-être est-ce à eux, et eux seuls, de proposer un projet qui aura la capacité de rassembler l'ensemble du peuple sur un projet. Mais sauront-il le faire ? Les intérêts individuels, leur 'complicité' avec des franges moins au centre pose le problème de la crédibilité ; sans doute le pouvoir attire-t-il plus que le centre ! ;-)
Il semble que le clivage traditionnel ait explosé durant cette campagne ; ne serait-il pas temps d'offrir trois alternatives politiques plutôt que deux et de ramener la politique sur le terrain démocratique pour anihiler définitivement la montée des extrêmes ?
Enfin, ce n'est qu'une perception !
Rédigé par: C. LEGEAY | le 30 mai 2005 à 09:41
http://www.nouveauxmessagers.com/
excellent ;o)
meme si ca arrive une fois la bataille finie !
Rédigé par: RilaX | le 30 mai 2005 à 09:45
Effectivement la gauche radicale a réussi à mettre ses thèmes au centre de la campagne :
- le refus du libéralisme (sans que effectivement ce terme ait pris un sens précis et sans proposer d'alternative)
- le refus des nouveaux entrants dans l'UE
A cet égard il est troublant de voir que ceux qui prônent la mixité sociale en politique intérieure la refusent à l'échelle du continent.
Celui qui va tenter de récupérer tout cela, c'est Laurent Fabius. La campagne présidentielle commence ce soir à 20 heures.
Rédigé par: yannick | le 30 mai 2005 à 09:51
@Yannick,
En effet,la campagne commence ce soir…je suis impatient d'entendre son point de vue…
Rédigé par: fmod | le 30 mai 2005 à 09:56
@yannick
N'ecris pas des choses si juste en si peu de mot, on va t'accuser d'arrogance envers le peuple.
Et puis ça me met la larme à l'oeil chaque fois, ce fourvoyage honteux et nauséeux de la gauche radicalo-réactionaire.
Bon, fafa, pas grand chose à faire. Il ne sera jamais président de toutes façons.
Rédigé par: Eviv Bulgroz | le 30 mai 2005 à 10:13
le refus du libéralisme a été le grand gagnant de ce scrutin.
on a dit non au TECE parce qu'il était trop libéral,
on a dit oui parce il donnait un cadre pour contrer la dérive libérale.
Le refus du libéralisme tel que nous le subissons fait maintenant un large consensus. C'est en soi une bonne raison de se féliciter.
Pour le reste, les combinaisons politiques locales françaises, faisons un état des lieux :
* Chirac est complètement carbonisé. C'est sa 4ème branlée en 4 scrutins, et 4 fois qu'il nous dit qu'il a compris le message. personne n'y croit plus et la seule question est : l'as-t'il compris ?
* Sarko a une popularité toute relative et que dans l'ump. Par contre, il fait figure d'épouvantail pour une bonne partie des Français (en plus, il a quand même été pour le oui, faut pas l'oublier). Et comme d'habitude s'est piégé lui-même en faisant entrer les journalistes dans sa chambre à coucher ...
* Jospin est mort une deuxième fois. Son action n'a eu strictement aucun effet.Sa crédibilité est maintenant quasi-nulle.
* hollande ne pourra eviter un congrès extraordinaire du PS, et aura toutes les peines du monde à ne pas faire exploser son parti. Sa campagne calamiteuse a laissé des traces (y compris son apparition aux coté de Sarko dans Match) et augure des difficultés qu'il aura à se maintenir.
* fabius a peut-être bien joué, mais reste mal aimé par bon nombre de gens de gauche.
* la plupart des seconds couteaux du PS sont aussi en très facheuse position (dsk contesté sur ses terres et pour son DVD sur le TECE, aubry contesté sur ses terres, delors pratiquement sur le départ du PS, ...)
c'est un tsunami politique que le peuple a infligé à l'ensemble de la classe politique dirigeante, et au passage aussi aux médias en général et à ses éditorialistes en particulier... On ne sait pas qui va émerger de tout cela.
Avec un paysage politique chamboulé à ce point, bien malin celui qui peux dire la suite. Une jeune génération peut justement tirer profit de ce coup de pied dans la fourmilière des vieux caciques. pour ma part, c'est ce que j'espère pour la France.
Pour l'Europe, indiscutablement le non Français aussi clair signe l'arrêt de mort du TECE. C'est pour éviter de dire que les Français ont décidé seul que le processus de ratification va continuer, sans aucune chance de mise en oeuvre en 2006 hors France (et probablement d'autres pays, ceux pour lesquels c'est le peuple qui aura à se prononcer). C'est 5 ou 10 ans de retard pris sur la construction européenne, peut-être mais qu'importe. Les pays, les états par définition ne meurent jamais et ont tout le temps qu'il faut.
En résumé, ce non fiche un bordel monstre chez les vieux schnocks politiques. Le désavoeux populaire a mis indiscutablement à quel point ils sont déconnectés de la réalité. L'avis populaire, qui sera probablement confirmé dans d'autres pays ne pourra pas être ignoré dans les instances européennes. Contrairement à ce que racontent ceux qui ont été désavoués dans ce scrutin, une renégociation s'imposera d'elle-même, ce n'est qu'une question de temps et de volonté.
C'est un scrutin historique, un de ceux qui sont propres à changer les choses. Certes, on ne sait pas ce que sera l'avenir, mais que nous entrons dans une époque interessante.
Rédigé par: wesson | le 30 mai 2005 à 11:04
1) C’est la fin du grand centre et l’attachement pour moi à une voie modérée entre la gauche et la droite, définitivement utopique en France parce qu’elle renforce les courants extrêmes que j’exècre. Mon cher époux avait raison de sourire de mes positions ni à gauche, ni à droite… :-) « le caractère des français ne s’y prête pas »
Je vais donc me rapprocher de Sarkosy, parce que je ne serais jamais pour un parti socialiste réunifié avec les communistes et autres courants du même genre. Avec Sarkosy ça sera très dur, mais je pense qu’il faut passer par là …
2) J’espère que publius continuera et que d’autres forums du même genre verront le jour, car je me suis aperçu que cette forme de communication jouera un grand rôle à l’avenir comme instrument de propagande mais aussi de réflexion politique. J’ai été très étonné de constater que les extrémistes de tous poils l’avaient bien mieux compris que nos gouvernants. Mais une petite critique toutefois : il faudrait peut-être trouver des mots plus simples, compréhensibles par une large moitié de la France qui à un texte incompréhensible à répondu, à mon avis à tout, sauf à la question posée…
3) Et l’Europe dans tout cela ? Déjà oubliée ? Même chez publius ?
Rédigé par: margit | le 30 mai 2005 à 11:10
@ RilaX
http://www.nouveauxmessagers.com/
C'est le meilleur clip de campagne que j'ai vu!
Merci pour ce lien.
Rédigé par: Krysztoff | le 30 mai 2005 à 11:11
Margit :
1) oui, ton mari avait raison. Tu vas voter Sarko, ce n'est guère étonnant : l'expérience montre que les "ni gauche ni droite" sont toujours à droite.
2) d'accord avec le début. Pas d'accord avec ton mépris pour les électeurs, qui rappelle avril 2002. Le peuple a répondu, massivement, à la question « Approuvez-vous le projet de loi autorisant la ratification du traité établissant une constitution pour l'Europe ? » Et il a répondu non.
3) enfin quelqu'un qui ne s'occupe pas que de politique politicienne. Eh bien l'Europe elle va démarrer, justement. il y a déjà un certain nombre de propositions, ici : http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=14775 qui sont en débat au niveau européen. Bon, le texte est issu d'un ciollectif autour de personnalités cocos, il y a pas mal de points démagogiques. il y a ausii l'augmentation du budget de l'UE, le contrôkle démocratique de la BCE, etc…
Rédigé par: Cobab | le 30 mai 2005 à 11:26
Cobab : le peuple (c'est qui ?) a répondu majoritairement, après avoir voté non, qu'il l'avait fait pour des raisons de grogne nationale, pas parce que le TCE est mauvais, ou trop libéral ou je ne sais quoi.
Rédigé par: Praxis | le 30 mai 2005 à 11:31
Oui, tout cela n'est que la continuité du 21 Avril, avec un fossé de plus en plus important entre classe politique et votants (mais internet pourrait devenir un bon moyen de les rapprocher d'ailleurs ;)), et la ré-emergence des populismes et des extrêmismes. Quel bel avenir politique en perspective. :(
Rédigé par: Ergonaute | le 30 mai 2005 à 11:41
« le peuple (c'est qui ?) a répondu majoritairement, après avoir voté non, qu'il l'avait fait pour des raisons de grogne nationale »
Ah bon ? Il y avait un deuxième tour ?
À part ça jez propose qu'on attaque toussuite les débats sur les choses importantes. Augmentation du budget de l'Union, notamment pour proposer des aides structurelels aux nouveaux comparables à ce qu'on afait pour l'Espagne etc, qui eszt pour ? Contrôle de la BCE, qui est pour ?
Rédigé par: Cobab | le 30 mai 2005 à 11:48
A cobab
Et l’Europe dans tout cela ?
Je ne pensais pas à l’Europe vue par les franco-français qui croient que les autres n’ont rien à dire ! Je pensais à nos partenaires européens et leurs réactions !
Rédigé par: margit | le 30 mai 2005 à 11:49
@RilaX
Analogie grossière !
Rédigé par: Laurent | le 30 mai 2005 à 11:55
L'analyse est exacte, sauf que le grand centre a commencé sa fin en 1995. Delors a su alors que son modèle de société ne pourrait plus fonctionner compte-tenu de Maastricht et a laissé sa place pour une autre phase de l'Histoire
Rédigé par: Fulcanelli | le 30 mai 2005 à 11:58
Sentiment de honte vis à vis de tous les pays qui comptaient sur nous.Mais surtout sentiment de perdre du temps car on enterinera un texte semblable un jour ou l'autre.Je reste donc optimiste mais je pense qu'on n'a pas fini de rigoler sur les conséquences du non et les désillusions des partisans du non.
Sur http://www.rire-du-non.com, ce blog dessiné en faveur du TCE ,on continuera d'en rire pour éviter d'en pleurer.
Rédigé par: odye | le 30 mai 2005 à 11:58
A cobab
« Augmentation du budget de l'Union, notamment pour proposer des aides structurelles aux nouveaux comparables à ce qu'on a fait pour l'Espagne »
Ahhhhh oui, interrogez donc les nonistes de droite là-dessus ! Très noble et très généreux de votre part ! Mais je crains qu’une très, mais alors une très, très grande majorité des français (mais aussi d’européens), vous envoie paître : avec quels moyens allez vous augmenter le budget à redistribuer ?
Avec vos impôts :-)))))) ????
Rédigé par: margit | le 30 mai 2005 à 12:03
@Wesson
> Le refus du libéralisme tel que nous le subissons
> fait maintenant un large consensus. C'est en soi une
> bonne raison de se féliciter.
Le « libéralisme » nous le subissons (dans le sens négatif du terme) tout autant que nous en profitons. L'ouvrier textile qui perd son emploi parce que les entreprises chinoises prennent le marché de son entreprise subit les effets négatifs de l'économie de marché ; mais celui qui achète son costume à 50€ « made in China » en profite. La France est-elle donc coupée en deux : une France qui profite du système et une France qui le subit ? La cassure se fait-elle à 45 contre 55 ?
Un projet social(iste) doit être avant tout un projet de la société. Tout le monde semble voir dans les résultats d'hier un rejet de la « classe politique ». Ce qui est marrant, c'est que les politiques qui ont appelé à voter non ne semble pas penser que ce rejet puisse d'appliquer à eux aussi. Aurait-il fallu un troisième bulletin « non, aussi aux politiques nonistes » ?
L'autre Yannick. ;-)
Rédigé par: Yannick | le 30 mai 2005 à 12:06
margit :
G. Buster de Barcelone, appelle ici http://barcelona.indymedia.org/newswire/display/182166/index.php
à une convention européenne du non de gauche.
« Lo importante es que la experiencia conjunta de resistencia cobre una forma organizativa unitaria desde los niveles más inmediatos de barrio, centro de estudio o de trabajo, hasta las coordinaciones sindicales y las plataformas de organizaciones políticas. En ese esfuerzo deben estar desde las izquierdas de los partidos socialistas que, como en Francia o en Alemania han dicho NO, hasta las organizaciones de la izquierda alternativa, los PC, Ecosocialistas y la izquierda revolucionaria, impulsando un programa de acción por encima de debates de identidad ideológica.
El Partido de la Izquierda Europea, que es el principal instrumento organizativo de la izquierda alternativa que existe a nivel institucional europeo, debería convocar una Convención Europea de la Izquierda del NO, abierta a todas las fuerzas políticas que están dispuestas a movilizar en esta perspectiva y debatir un programa de acción europeo conjunto. Al mismo tiempo hay que reforzar el movimiento de los Foros Sociales Europeos como lugar de encuentro y concertación de los movimientos sociales. ».
Rédigé par: Cobab | le 30 mai 2005 à 12:08