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15 mars 2005

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Voici les sites qui parlent de Scenarii du non :

» Les différents scenarii d'un non britannique de Une constitution pour l'Europe ?
Versac résume dans son dernier post une étude du Center for European Reform sur les différents scenarii consécutifs à un non britannique. L'auteur, Charles Grant, recense 10 possibilités, que Versac détaille. Il estime que le retrait de le Royau... [Lire la suite]

Commentaires

Spica

Le think tank Paco Rabanne nous annonce que si le non l'emporte, la station mir va tomber sur Paris.

joey

Commentaire supprimé par un des administrateurs du site (Eolas, en fait) : il s'agissait d'un spam liant à un site d'extrême droite dont tous les publius, ouiphiles ou nonphiles, réprouvent absolument le contenu.

Gus

Je crois qu'il existe une intéressante question de fond soulevée par le fait que ce rapport, probablement intéressant, ne puisse pas être accessible au public du simple fait que ces auteurs estiment qu'il n'existe qu'une et une seule manière de voir leur travail reconnu, c'est à dire, en faisant payer individuellement au lecteur chaque copie du résultat de leur travail à un coût très supérieur au coût de reproduction du document lui-même.

Je ne reprocherais pas à des spécialistes des affaires politiques débattant de l'avenir de l'Europe ou de leur pays de ne pas savoir faire preuve d'imagination dans le domaine économique. Mais accepter cet état de fait tel quel n'est pas sans laisser quelques questions ouvertes, comme, par exemple, celle qui consiste à se demander si l'éventuel patrimoine de biens communs existe ou non.

- S'il existe, comment se finance-t-il ? Comment peut-il exister dans un monde qui semble vouloir tout mesurer à l'aide de cette métrique européenne commune dont il est si important de garantir la stabilité. Sont-ce les états qui le finance, sont-ce des mécènes, ou quoi d'autre, au juste ?

Le traité pour une Constitution Européenne est lui-même muet sur la question des biens communs. S'il parle en long et en large des libertés individuelles, il n'aborde que très difficilement la question des conditions d'exercice de ces libertés dans un contexte qui se veut pourtant global et ouvert.


Media (encore-lui...)

Merci pour cet article intéressant, qui explore les conséquence d'un "non" sans catastrophisme déraisonné.

Il me semble important de préciser que si le "non" était choisi par la France, il ne faudra pas seulement en rejetter la responsabilité aux électeurs, mais aussi à ceux qui auront rédigé un texte qui aura été alors considéré comme non-acceptable par les électeurs, mais surtout à ceux qui auront fait de l'Europe ce qu'elle est actuellement: trop économiquement libéral pour les personnes de gauches, et sans doute trop autre chose pour ceux de droite, mais ceux-là, j'avoue, leur point de vue m'indiffère.

Pour aller plus loin, je pense que le texte est un bon texte, par rapport à ce qui pouvait être rédigé dans son contexte. Néanmoins je crois que je voterai non, parce que je ne souhaite pas voter pour un texte qui évoque à ce point "le marché" et la "concurrence", sans évoquer d'autres valeurs qui me semblent bien plus importantes (la solidarité, la coopération, etc.).

Et dans la situation actuelle, économique, sociale, juridique, je trouve que ces valeurs -le marché, la concurrence- sont un danger pour l'Europe elle-même. Je suis dans l'ensemble assez d'accord avec le point de vue d'ATTAC: http://www.france.attac.org/a2235

Cela dit, je n'ai pas fini de lire la constitution, et je me garde le droit de changer d'avis.

Pour résumer, par rapport à l'article posté, je pense que lorsqu'on évoque les conséquences d'un "non", il faut bien faire attention à ne pas faire porter l'entière responsabilité des conséquences aux électeurs, mais prendre en compte tout le processus qui aura amener les électeurs à faire un choix binaire sur un texte.

marc

Media : Les élections (à plus forte raison les referendum)sont de toute façon un processus binaire et l'idée que l'électeur dispose d'une palette infinie de choix peut produire des effets étranges (vous vous souvenez du 21/04/2002 ?).
La seule attitude raisonnable si l'on participe à ce type de processus me parait consister à 1) peser le pour et le contre de chaque position, 2) choisir 3) assumer l'entière responsabilité de son choix (même si certains points qui vous sont proposés vous déplaisent). je sais, c'est énervant, mais on n'a rien trouvé d'autre jusqu'à présent.

Media

"assumer l'entière responsabilité de son choix": Oui, mais les rédacteurs du texte et surtout leurs mandataires devront aussi assumer d'avoir produit un texte qui a été refusé.

C'est trop facile sinon de se décharger sur les électeurs, qui n'ont pu que choisir entre la peste et le choléra. Il faut aussi voir qui a créé la peste et qui a créé le choléra.

egdltp

Malheureusement, le cas du 21/04/02 montre bien qui se remet le plus en cause... Et ce n'est que rarement les personnes ls plus en amont du processus. Sachez que je le regrette.
Mais comme pour tout humain, ce sera la voie de la facilité qui sera prise...

Emmanuel

Excellent post ...
qui éclaire sur un plan tactique le vote en France.

Je connais plusieurs anglais ou anglophiles qui révent d'un non en France. Il serait ainsi dégager d'une grande responsabilité ... et pourrait en rester aux traités actuels (qui pour une bonne part se résume à un grand marché).
Mon scénario préféré reste celui d'un oui français et d'un non anglais. Les partisans du non en Europe seraient clairement affichés comme opposés à la construction européenne. Ce scénario aurait notamment l'avantage de mettre en évidence l'incompatibilité des objectifs de plusieurs pays de l'Europe.
Un non français par contre serait particulièrement peu lisible mélant souverainiste et partisans de d'une Europe plus sociale.

Mais je ne crois pas que des arguments tactiques de ce type puissent vraiment convaincre de voter oui.

emmanuel2

pour le post précédent, erreur de signature :
l'auteur est emmanuel2

elgringo

Media: "Néanmoins je crois que je voterai non, parce que je ne souhaite pas voter pour un texte qui évoque à ce point "le marché" et la "concurrence", sans évoquer d'autres valeurs qui me semblent bien plus importantes (la solidarité, la coopération, etc.)"

OK...concernant les valeurs de "solidarité" ou de "coopération" il semble que la partie II contenant la Charte des droits fondamentaux de l'Union, partie intégrante de la proposition de constitution, n'a pas été lue par tout le monde...Elle est pourtant bien sympa cette charte !!

Je concède que les termes de "marché" et de "concurrence" peuvent sembler incongrus au premier abord. Je ne suis pas sur que nos différentes constitutions aient détaillées à ce point la politique économique et monétaire, ainsi que le fonctionnement du marché intérieur.
Fallait-il s'inspirer d'un modèle libéral, donner des règles communes, agir en "coopération" ? ou donner la possibilité de reprocéder à des nationalisations, mises en place de sovkhozes, et politiques monétaires et économiques cacophoniques ? (ok ok j'exagère...)
Pouvait on aller plus loin dans la coopération ? peut-être...mais ce qui est bon à prendre est toujours pris, et les Etats qui le souhaitent pourront toujours faire des coopérations renforcées.

Question de l'ignare que je suis: y a t il une sorte de "conseil constitutionnel" ou de "cour supreme" de prévue pour controler la conformité des lois/politiques (de l'emploi?) de la constitution ?..ce rôle est il donné à la cour de justice des communautés européennes ? à la commission (pour la politique) ? quelles sont les opinions à ce sujet ? peut-être n'ai je pas tout lu moi non plus...

Emmanuel2

Pour ce qui concerne les actes législatifs et règlmentaires européens, la CJUE est chargée de vérifier leur conformité avec le traité constitutionnel.

Pour ce qui concerne les actes législatifs et règlementaires en France, il n'y a rien, ni le conseil constitutionnel ni le conseil d'Etat ne vérifient la conformité des lois aux traités ou aux droits dérivés (lois européennes) ... en cas d'incompatibilité, le conseil d'état et la court de casstion se contente d'écarter la loi au profit du droit européen.

Media

«OK...concernant les valeurs de "solidarité" ou de "coopération" il semble que la partie II contenant la Charte des droits fondamentaux de l'Union, partie intégrante de la proposition de constitution, n'a pas été lue par tout le monde...Elle est pourtant bien sympa cette charte !!»

J'avoue que je n'ai pas tout lu.

D'après ATTAC (http://www.france.attac.org/a4350), la charte de la partie II est soumis aux règles de la partie III:

"le traité constitutionnel a intégré, dans sa partie II, la Charte des droits fondamentaux qui avait été adoptée par les Etats membres, à Nice, le 9 décembre 2000. Mais ces droits ne créent « aucune compétence et aucune tâche nouvelle pour l’Union » (II-111-2), ils restent subordonnés aux autres dispositions du texte caractérisées par la « concurrence libre et non faussée »."

Et ces droits seraient en retrait par rapport à ceux définis dans la constitutions françaises.

elgringo

Merci emmanuel2 pour ta réponse ! j'ai vu après qu il y avait eu un post sur la CJUE...

Media:
Ces droits ne créent aucun compétence et aucune tâche nouvelle pour l'Union, car comme tu l'as écrit, la Charte avait DEJA été adoptée au Traité de Nice...d'où le fait qu'il n'y a pas de recul sur les droits fondamentaux par rapport au Traité de Nice puisqu'on reprend cette charte. (je rappelle que le referendum c'est : "toujours le traité de nice ou bien une constitution ?")

"Et ces droits seraient en retrait par rapport à ceux définis dans la constitutions françaises."
bon nombre de ces droits ne sont même pas dans la constitution française (exemple: l'interdiction du clonage reproductif de l'être humain dans le droit a l'intégrité a la personne), je t'invite à lire l'excellentissime post de versac du 3 mars sur publius...
Rien ne t'interdit de faire certaines lois ou lois-cadres en plus de la constitution pour justement légiferer ;-)..ni d'avoir une constitution nationale (ou des lois ou reglements nationaux) qui complète la première...compléter sans s'opposer..
Par exemple, le clonage reproductif est interdit par la contitution europeenne. Après c'est au libre choix des Etats de décider s'ils veulent interdire toute forme de clonage, ou juste le clonage reproductif. Faut-il le mettre dans la constitution ou une loi suffit-elle ?

Quand à la relation de subordination (implicite selon toi ? j'ai pas vu que la partie II était subordonnée à la partie III..l'ordre a de l'importance dans une constitution,et II venant avant III, le constitutionnaliste a voulu mettre en avant la charte..peut etre suis je un idealiste remarque..;-)), je pense que ce serait donc le rôle de la CJUE de veiller à ce que la charte soit respectée.

Si, comme c'est marqué dans le texte (dans la partie I), un des objectifs de l'union est de "tendre vers le plein emploi"...un Etat qui n'aurait pas une politique amenant au plein emploi sera t il condamnable ? comment le condamner ? y aura t il un sens à parler de politique d'un Etat puisque la politique monetaire et economique sera gérée à un niveau européen (pour l eurozone) ? en France le conseil constitutionnel a une large manoeuvre d'interprétation pour des questions de ce genre..

au fait, l'opposé de "concurrence libre et non faussée", c'est quoi ? monopole d'Etat faussé ? euh..c'est quoi qu'est bien ?

Zut, maintenant j'ai peur que des posts antérieurs aient déja parlé de ça...

Emmanuel2

article II-111-2 affirme :
"La présente charte n'étend pas le droit de l'Union au-delà des compètences de l'Union, ni ne créé aucune compètence ni aucune tache nouvelle pour l'Union et ne modifie pas les compètences et taches définies par les autres parties de la constitution".

Son contenu est clair, il vise à bien préciser que les articles de la charte ne peuvent pas servir de base juridique à des actes communautaires. On (la commission) ne peut utiliser par exemple l'article 35 sur la protection de la santé pour proposer un texte législatif européen sur la lutte contre les maladies vectorielles.
On peut le déplorer (l'Union serait devenue d'un coup détentrice de pratiquement toutes les compètences ...) mais c'était une ligne rouge pour les anglais.

Vous allez me dire, mais alors à quoi sert la charte ...
Eh bien elle est invocable devant un tribunal.
Le traité constitutionnel modifie à ce titre l'article III-365 4ième alinéa :
" Toute personne physique ou morale peut former, dans les conditions prévues aux paragraphes 1 et 2, un recours contre les actes dont elle est le destinataire ou qui la concernent directement et individuellement, ainsi que contre les actes réglementaires qui la concernent directement et qui ne comportent pas de mesures d'exécution "
Il est donc tout à fait possible pour un particulier de faire un recours juridique au titre des articles de la charte ... Tout acte règlementaire de l'Union serait écarté par la cour dans le cas où il serait contradictoire avec un principe de la charte.
Deux moyens : devant le juge national, devant la CJUE.

A ce titre, la charte est beaucoup plus protectrice des droits que les traités internationaux (il n'y a pas de juridiction devant laquelle un particulier peut faire un recours).
Pour ce qui concerne la comparaison avec le bloc de constitutionnalité français, il faut noter :
- que celui ne s'applique pas aux textes européens ;
- que pour une grande part, les principes généraux et généreux exprimés notamment dans le préambule de 46 restent peu opposable juridiquement (je vous invite à regarder en particulier les articles 5 et 9. Essayez de vous en prévaloir pour avoir un emploi ou pour empêcher une privatisation ...

elgringo

Merci pour ces explications !!...j'avais lu que, entre autres, l'expression "tendre vers le plein emploi" avait été âprement discutée...

Paxatagore

Si je puis dériver la conversation sur le billet initial de Versac, je pense (sans avoir lu le rapport que vous citez, Versac), qu'il est toutefois difficile d'envisager qu'un groupe de pays adopte informellement les évolutions du projet de constitution si celui-ci venait à être refusé. De même, il me paraît peu probable qu'un groupe (ou des groupes) de pays se constituerait pour "aller de l'avant" (vers où ?). En effet, les principales évolutions de ce traité sont institutionnelles et ne peuvent donc valoir que pour tout le monde : le Parlement fonctionne comme ceci ou comme cela, mais comme ceci pour la France et pour cela pour le Royaume-Uni. De même pour toutes les institutions... On ne dira jamais assez (pourtant, c'est pas faute que Versac le répète) que ce qu'offre la Constitution, c'est une évolution institutionnelle de l'Union et non une évolution des politiques que mène l'Union (qui restent des politiques libérales et qui resteront des politiques libérales).

versac

Désolé, ledit versac est un peu absent actuellement, et n'est pas en mesure de répondre à l'abondant courrier.
Paxa : je suis d'accord. Je préciserai mieux ce que voulait dire Charles Grant quand j'en aurai le temps. Mais grosso modo, il voulait dire que le traité ouvrait la voie à un approfondissement, en tant qu'étape nécessaire pour vivre à 25, et permettant enfin aux intégrationnistes de se préoccuper d'intégration.

Emmanuel2 : je crois que le scenario oui français/non anglais va être le bon, peut-être accompagné d'un ou deux autres nons (tchèque ? hollandais ?). Mais je n'ai pas la faveur de ce scenario.

Emmanuel2

versac : je pense que ces référendums doivent être l'occasion pour les peuples des pays d'exprimer leur volonté d'intégration européenne, c'est en ce sens qu'un non anglais me conviendrait (plutôt qu'un oui de ce même pays à contre-coeur). D'une certaine façon chacun doit pouvoir refuser la perte de souveraineté (des Etats-membres) qu'entrenne le texte.
Maintenant à tout prendre je préférerais que les anglais soit pleinement europhile, mais si ce n'est pas le cas autant qu'ils l'affirment.
Pourquoi n'avez-vous pas la faveur de ce scénario ?

Media

Paxatagore :
«On ne dira jamais assez (pourtant, c'est pas faute que Versac le répète) que ce qu'offre la Constitution, c'est une évolution institutionnelle de l'Union et non une évolution des politiques que mène l'Union (qui restent des politiques libérales et qui resteront des politiques libérales).»

Le principe de "concurrence libre et non faussée" qui apparaît sans cesse dans la consitution est bien un choix politique.

Si je répondais "non" au référendum sur le TCE, ce serait bien contre ce choix politique, et non contre l'évolution constitutionnelle.

Emmanuel

"Le principe de "concurrence libre et non faussée" qui apparaît sans cesse dans la consitution est bien un choix politique."

Oui. Il date du traité de Rome de 1957.

Media

Emmanuel: «Oui. Il date du traité de Rome de 1957.»

certes :-)

Maintenant qu'il leur est demandé leur avis, presque 50 ans après, ce principe peut ne plus être accepté par les électeurs, français ou autres.

On leur propose une évolution institutionnelle, mais dans laquelle sont gravés des orientations politiques qu'ils n'ont choisies: politique économique, monétaire, commerciale, etc.

En refusant le traité, ces orientation, sur lesquels ils n'ont pas été consultés (le référendum sur Maastricht étant l'exception) seront refusées.

Frankie

C'est l'application aux services publics de la "concurrence libre et non faussée" qui pose surtout problème, non?
Faut pas oublier que "concurrence libre et non faussée", ça signifie aussi: lutte contre les barrières douanières internes (assez indispensable si on va vers une fédéralisation de l'UE) et aussi lutte contre la corruption.

Il y a aussi évidemment la manière de le faire.
Par ex, en soi la libéralisation du secteur des services est une nécéssité et une bonne chose je pense. Tout dépend du domaine exact d'application et des mesures prises pour accompagner cette ouverture: dumping social ou harmonisation. Encore un choix politique (qui n'est en rien prédéterminé dans la constitution).

elgringo

"En refusant le traité, ces orientation, sur lesquels ils n'ont pas été consultés (le référendum sur Maastricht étant l'exception) seront refusées."
En refusant le TCE, on resterait dans le cadre du traité de Nice.
C'est dans ce cadre qu'un projet de directive sur la concurrence libre et non faussée dans le secteur des services a été préparé par la commission.
Refuser le TCE ne changera donc rien à ces orientations.
Au contraire.
Aujourd'hui (et demain si le non l'emporte), si on voulait quitter l'union pour changer comlètement notre poltique (si notre nouveau modèle de développement serait proche de celui de l'albanie par exemple...), il faudrait l'approbation des autres Etats membres.
Avec le TCE, un Etat peut quitter l'Union s'il en fait la demande.
Dans quel cas la souveraineté nationale est la plus renforcée ?

elgringo

j'y pense..il serait peut etre bon de pouvoir comparer traité de nice et constitution....

peut on le mettre en lien sur le blog ?...puisqu'il s'agit de juger si le TCE est préférable au traité de nice....autant avoir accès aux deux

Martine

lu les exigences d'Attac et article de cassin dans le Monde diplo, me semblent + que cohérents, où lire une analyse critique de ces 2 textes? merci

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