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31 mars 2005

Les institutions (2) : le conseil européen

Suite de notre saga sur les institutions, aujourd'hui "le consei européen". Le conseil européen, c'est la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement des 25 pays membres.

Première remarque : les "conseils européens" existent depuis les années 70, c'est une "invention" (notamment) de Valéry Giscard d'Estaing qui n'était pas encore devenu président de la convention, mais n'était que président de la République française. Jusqu'alors, cette invention était "à côté" des textes, les conseils européens n'existant pas de façon formelle (ou alors de façon très mesurée). Désormais, cette institution dont le rôle était majeur est enfin décrite dans le traité.

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Partie III - Titre II

Après le titre I vient... le titre II.

Celui-ci est intitulé "Non-discrimination et citoyenneté". Il couvre les articles III-123 à III-129.

Ce titre ne comporte pas de grand changement, si ce n'est de pure forme (les réglements devenants des lois et les directives des lois-cadres).

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Le Oui de Laurent Joffrin

Le Nouvel Obs de ce jeudi titre sur sa couverture : "à ceux qui sont tentés par le non... Pourquoi nous dirons oui". L'hebdomadaire est donc le premier à s'engager clairement dans la campagne, dans un pays qui n'a pas l'habitude de voir ainsi ses media se positionner aussi clairement dans une campagne politique.

Il est vrai que le Nouvel Obs fait un peu figure d'exception dans le paysage de la presse française, étant le seul à s'engager régulièrement clairement, à l'instar de confrères anglo-saxons. Fera-t-il des émules chez ses confrères de l'Express ou du Point ? Va-t-on connaître une vague d'endorsements plus large que d'habitude, comme lors de la dernière campagne présidentielle américaine ? Je ne le crois pas, même si beaucoup de rédactions doivent plutôt effectivement pencher pour le oui, sauf celles de Rivarol, du Diplo ou de Valeurs Actuelles.

Laurent Joffrin, dans son édito, a des arguments, ciblés à gauche. Après les vagues de montée du non, principalement chez les sympathisants socialistes (chez qui le oui était minoritaire fin 2004), il a du sembler nécessaire à l'Obs de rappeler les raisons de voter oui.

L'édito rappelle la position de principe, qu'on peut résumer ainsi en quelques points :
- Un non est cohérent : celui des Chevènementistes et Attacistes, traditionnellement anti-Europe, et partisans d'un repli sur le territoire national républicain, qui n'accepteraient qu'une Europe Républicain et socialiste
- l'autre non de gauche, pro-européen, est une illusion, qui ouvrirait une grande incertitude et des négociations plus qu'hasardeuses
- celà vaudrait le coup de choisir cette voie, si le texte était exécrable
- mais celui-ci enregistre de nombreuses avancées, aucun recul, et permettra de mener un combat de gauche, qui dépendra du poids politique de ceux qui le veulent.

Joffrin a le mérite de séparer les différents non de gauche, qui ont tendance à se renforcer l'un l'autre actuellement, en dépit de leurs différences. Le non chevènementiste, "républicain", colbertiste, quasi-nationaliste n'est pas le même que celui de Laurent Fabius, pro-européen, mais pour un autre texte. Ils surfent pourtant sur la même popularité, celle du refus, d'un certain amalgame de tout ce qu'on reproche à l'Union, même si celà est pourtant incompatible. Ils sont ensemble portés par l'envie du peuple d'exprimer ses doutes, ses peurs, son incompréhension de cette Europe à qui on a gentiment fait porter les responsabilités de maux qui sont souvent bien français. Les séparer clairement permettra de clarifier le débat, et d'éviter un non fourre-tout.

A lire, pour ceux, de gauche, qui sont dans le doute, et prêts à écouter des arguments partisans mais honnêtes. La version papier du journal comporte en outre 20 arguments pour le oui, d'un niveau variable, mais intéressant.

29 mars 2005

Généreux sur France Culture

Nicolas Demorand accueillait ce matin dans Les Matins de France Culture Jacques Généreux, économiste socialiste (ou socialiste économiste ?).

L'émission s'écoute ici :

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/matins/

et Jacques Généreux a un site personnel, que l'on peut consulter, qui s'appelle "Blog politique". Comme on le voit tout de suite sur ce site, comme en écoutant l'émission, Généreux est un partisan du non. Avant d'en parler, j'aimerai juste dire à quel point je trouve ça beau, quand on s'appelle Généreux, d'être économiste. Ca fait partie de la poésie de la vie quotidienne, non ?

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Partie III - Titre I

Je me lance dans le commentaire de la partie III du traité constitutionnel, souvent stigmatisée par les opposants au traité. Mon but sera avant tout de lister ce qui change et ce qui ne change pas par rapport aux traités actuellement en vigueur.

Aujourd'hui, le titre I intitulé "Dispositions d'application générale".

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Salades niçoices

Invité de Jean-Michel Apathie (qui a un blog, d'ailleurs), ce matin sur RTL, le héraut noniste et miraculé de la République Jean-Pierre Chevènement. Qui affiche sa satisfaction prudente face à la déferlante des sondages accordant une avance significative au non, en rappelant qu'on sait "que les sondages à deux mois du vote ne veulent rien dire". Référence évidente au duel avorté Chirac-Jospin de 2002? Ou bien à un certain "troisième homme", qui caracolait un temps à 15% dans les enquêtes d'opinion avant de récolter un petit 5 % au premier tour de la même élection présidentielle? Les deux, peut-être.

Cette ambiguë mise en bouche évacuée, je n'attendais à vrai dire plus grand chose du reste de l'entretien. On pouvait en effet craindre que Chevènement ne s'embarque dans un classique tunnel Bolkestein/BCE/services publics. Jusqu'à ce qu'Apathie lui pose la question qui tue, faisant remarquer qu'un "non" à la constitution signifierait que le médiocre traité de Nice continuerait à s'appliquer.

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28 mars 2005

Le Non fait un tabac

Les partisans du Non viennent de recevoir un renfort qui pourrait s’avérer décisif, à quelques semaines du référendum. Rassemblant déjà les refus des trois mouvements trotskistes, des communistes, des deux factions socialistes critiques, des souverainistes de gauche, des souverainistes de droite,  des nationalistes, des lepénistes et des mégrétistes, la coalition des partisans d’une « autre Europe » peut désormais compter sur le soutien des buralistes.

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Les institutions (1) : le parlement

Je vais essayer de faire le tour des institutions européennes. Mon objectif est de présenter les institutions, tout en cherchant ce qui a changé par rapport à Nice. Aujourd'hui : le parlement européen.

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26 mars 2005

Sylvie Goulard : les conséquences d'un non

Dans une tribune publiée par Le Figaro, Sylvie Goulard revient sur les conséquences d'un non français. Sylvie Goulard est chercheuse au CERI, professeur au Collège d'Europe de Bruges et à Sciences Po, et ancienne conseillère de Romano Prodi, président de la Commission européenne. Elle a récemment publié Le Grand Turc et la République de Venise, un livre contre l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, préfacé par Robert Badinter.

Pour elle, un "non" français, bien loin d'être un prétexte à renégociation, serait au contraire analysé comme le signe d'un renoncement à une construction plus politique de l'Union. Un "non" aurait également pour conséquences de diminuer l'influence française en Europe et conduirait au statu quo.

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25 mars 2005

Chevènement : prendre ses rêves pour des réalités

Le camarade Krysztoff pointait vers la tribune récemment publiée par Jean-Pierre Chevènement dans Le Figaro. Il n'est pas inutile de revenir dessus. L'article est en effet plutôt bon, pointe des sujets intéressants, nous montre un Chevènement étonnamment europhile, mais aussi, démontre une aptitude au rêve qu'on croyait sortie des habitudes de Jean-Pierre Chevènement, qui s'est souvent montré capable d'un relatif réalisme.

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